| Jean d'Ormesson |
| Toute mort est un mystère parce que toute vie est un mystère.
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| Max Jacob |
| Le mystère est dans cette vie, la réalité dans l'autre.
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| Jean Giono |
| Quand les mystères sont très malins, ils se cachent dans la lumière.
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| Ursulla Le Guin |
| Le mystère est le meilleur artisan du merveilleux.
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| Bram Stoker |
| Il est des mystères que l'on peut à peine imaginer, et que l'on ne résoudra qu'en partie.
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| 03-11-2007 Personnages historiques |
Le Comte de Saint-Germain, rose-croix immortel |
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 Le Comte de Saint-Germain est un aventurier du XVIIIe siècle probablement né en 1707 et apparemment décédé à Eckernförde (Schleswig) en 1784.Présenté à Louis XV et Madame de Pompadour en 1750, il fit sensation à Versailles. Son pseudonyme est curieux : Saint-Germain étant un domaine royal, on peut se demander quelle aurait été l'impression s'il s'était dit Marquis de Saint-Cloud ou Duc de Marly. Il était habillé de vêtements couverts de bijoux, n'absorbait que des pilules, du pain et du gruau et parlait et écrivait le grec, le latin, le sanscrit, l'arabe, le chinois, le français, l'allemand, l'anglais, l'italien, le portugais et l'espagnol. Il peignait délicatement et, virtuose au clavecin et au violon, il composait aussi de la musique. Il aurait été très versé en chimie et alchimie. Il aurait en effet accompli le Grand Œuvre alchimique qui apporte l'immortalité. On lui attribue d'ailleurs l'ouvrage d'alchimie La Très Sainte Trinosophie, mais cela n'est pas prouvé et souvent contesté. Il avait une grande passion pour les pierres précieuses, dont il avait toujours de grandes quantités, souvent d'une grosseur extraordinaire, et affirmait détenir un secret permettant de faire disparaître les défauts des diamants. Il aurait eu le souvenir de ses vies antérieures et une sagesse correspondante, ou aurait disposé d'un élixir de longue vie lui ayant donné une vie très longue et des souvenirs étonnants, de deux à quatre mille ans d'après lui, ce qui lui permettait de raconter les noces de Cana ou les intrigues de la cour de Babylone. Dans une lettre du 15 avril 1760 à Frédéric II, Voltaire disait de lui « C’est un homme qui ne meurt point, et qui sait tout » et Frédéric II l'appelait « l'homme qui ne peut pas mourir ». Selon Chamfort, si l’on demandait à son domestique : « Est-il vrai que votre maître a deux mille ans ? », l’homme répondait : « Je ne puis vous le dire : il n’y a que trois cents ans que je suis à son service. »  Le compositeur Rameau se souvenait d'avoir vu Saint-Germain en 1701. La comtesse de Cergy l'avait vu à Venise, où elle était ambassadrice 50 ans plus tôt. Il pouvait se rendre invisible et était aussi hypnotiseur, ce qui peut expliquer beaucoup de ces faits. A l'époque, l'hypnotisme était rattaché au somnambulisme et au magnétisme.Obligé de fuir la France en 1760 sous la pression de sombres affaires, il voyagea en Prusse, Russie, Italie, Angleterre, et Autriche, où on le vit souvent à Vienne, « quartier général des Rose-Croix » et échoua finalement à la cour du landgrave de Schleswig-Holstein, alchimiste fervent. Il serait mort subitement dans les bras de deux femmes de chambre, mais aurait reparu à Paris comme spectateur pendant la Révolution. Des hypothèses ont circulé sur ses actions d'espionnage, mais au profit de qui ? Il aurait été au moins agent triple, tandis que diverses allégations rapportent son attachement au principe monarchique ou même à l'hégémonie allemande rosicrucienne. Casanova a raconté son entrevue à La Haye avec le Comte, vêtu d'un costume d'Arménien, le même que l'on prêtait au Juif errant, autre incarnation du mythe de la longévité perpétuelle, mythe qui disparut incidemment au XVIIe siècle.  Mais Casanova soupçonna le Comte de prestidigitation et d'imposture. Goethe aurait été un de ses disciples. Napoléon III, initié aux Carbonari (« maçonnerie » du bois) s'intéressa au Comte de Saint-Germain et chargea la police de rassembler aux Tuileries tous les indices possibles le concernant. Ce dossier aurait brûlé lors de l'incendie qui ravagea ce Palais parisien en 1871, ce qui fait qu'il ne reste presque plus aucune trace de l'identité réelle ou prétendue de Saint-Germain.Diverses hypothèses circulent sur ses ascendants : Juif portugais ou bâtard de sang royal apparenté aux Habsbourgs ou aristocrate hongrois de la famille des Rákóczi. 
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03-11-2007, 00:00:15 Nadine Alchimie Comte de Saint-Germain Rose-Croix
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| 13-10-2007 Personnages historiques |
La papesse Jeanne |
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Représentation de la Papesse Jeanne Pendant une procession religieuse, le pape Jean VIII se tord de douleur, et met au monde un enfant juste avant de mourir. D'où vient cette légende selon laquelle le Pape était en fait une Papesse ? Au IXème siècle, vers l'année 850, un jeune moine aux origines britanniques devient enseignant au monastère St Martin. Son érudition lui permet de devenir rapidement très célèbre dans le milieu religieux, et celui qu'on surnomme Jean l'Anglais devient la candidat idéal pour devenir Pape à la mort de Léon IV. En 857, Jean l'Anglais est proclamé Pape, et devient Jean VIII. Les fidèles catholiques témoignent de beaucoup d'affection envers leur nouveau Pape, dont la culture impressionne tout le royaume. Pourtant, la foule n'a pratiquement jamais l'occasion de le voir, Jean VIII ne sortant pratiquement jamais de son palais. C'est le jour de l'Ascension qu'arrive le drame : pendant la procession durant laquelle le Pape saluait ses fidèles, Jean VIII se tord de douleur, tombe de son mulet et meurt aussitôt. Et là, horreur : la foule découvre un enfant entre les jambes du Pape, qui se révèle donc être une Papesse ! 
L'accouchement de la papesse Jeanne. Miniature pour le Décaméron de Jean Boccace, XVe siècle (Paris, Bibliothèque Nationale) L'enfant n'aurait pas survécu à la chute, et la Papesse est, selon la légende, morte à cause de l'accouchement. Aujourd'hui, on affirme avec certitude que la Papesse n'a jamais vraiment existé. Cette histoire repose sur une anecdote, selon laquelle Jean VIII, qui était un décisionnaire plutôt faible (notamment face à la puissante Eglise de Constantinople), fut conspué par l'un de ses proches de "papesse plutôt que pape". La population amusée lui donna alors le sobriquet de "Papesse Jeanne", sans pour autant remettre en cause son identité.
La fable de l'accouchement pendant la procession fut alors créée puis reprit par de nombreux auteurs de l'époque, ce qui permit la confusion chez les générations précédentes entre la légende et la réalité, principalement durant le Moyen-Age. Mais la fable a connu de nombreuses dérivations : la tradition selon laquelle un membre du clergé doit vérifier au travers d'une chaise percée si le Pape est bien un homme découle de là : mais bien que l'Eglise accréditait cette légende, la tradition de la chaise percée n'existait évidemment pas !
Aujourd'hui, on peut retrouver la Papesse en tant que deuxième arcane du Tarot de Marseille. Cette carte symbolise la féminité (en opposition à la carte du Bateleur, la première arcane plus phallique), l'ouverture à la culture, la dualité homme-femme, la virginité. Tous des symboles auquels Jean VIII fut bien malgré lui confronté... 
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13-10-2007, 00:12:16 Nadine Catholique Femme Homme Jeanne Moine papesse Procession
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| 25-06-2007 Personnages historiques |
Le Chevalier d'Eon |
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Il est né en 1728 sous le nom de Charles-Geneviève-Louis-Auguste-André-Thimothée d'Éon de Beaumont, soit trois prénoms masculins et trois prénoms féminins. Cette ambiguïté allait poursuivre toute sa vie Charles de Beaumont, dit le Chevalier d'Eon, durant toute sa carrière d'espion sous la solde de Louis XV et jusqu'à sa mort. Avocat dès ses 21 ans, Charles de Beaumont est vite remarqué par le roi qui le nomme Censeur royal, puis lui demande d'affilier "Le Secret du Roi", un service secret de renseignements. Sa première mission : approcher l'indisponible tsarine Elisabeth pour demander une alliance russe avec la France. Pour l'approcher, le Chevalier d'Eon devient Lya de Beaumont, et grâce à son intelligence il parvient à devenir sa lectrice. Il finit par influencer la tsarine en la faveur de Louis XV et mène à bien sa première mission. Sa carrière militaire ne cesse de prendre de l'ampleur jusqu'à ce qu'il devienne capitaine des dragons.

Pourtant, cette première mission réalisée très jeune finit par jeter l'opprobre sur le chevalier. En 1770, la rumeur se propage en Europe que le Chevalier d'Eon est vraiment une femme. La douceur de ses traits, la parfaite symétrie de ses prénoms (3 masculins, 3 féminins) ainsi que l'ambiguïté dont se joue le Chevalier à l'annonce de cette rumeur (il ne démentira jamais) ne font qu'amplifier les ragots. Les Anglais en viennent même à parier sur son sexe. Après la mort de Louis XV, Louis XVI, qui ne l'aimait pas beaucoup, fait récupérer certains documents secrets... et le condamne à porter à vie le vêtement féminin. Pour la Cour, cela ne fait plus aucun doute : le Chevalier d'Eon est une femme.
 La chevalière continuera pendant plus de 30 ans à porter des vêtements de femme, notamment des toilettes fournies par Marie-Antoinette elle-même. Destituée de ses fonctions de capitaine des dragons, la chevalière finira sa vie dans la misère, s'exposant en tant que saltimbanque ou phénomène de foire. Deux jours après sa mort, la vieille femme est autopsiée. Coup de théâtre : le chirurgien chargé de l'autopsie déclare officiellement que le corps décédé comporte tout ce qu'il y avait de plus masculin. Le Chevalier d'Eon était bien un homme. Mais derrière cette affirmation se cache le mystère d'un homme qui, pendant plus de 30 ans, a vécu comme une femme. Un secret que seul Louis XVI pourrait résoudre...

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25-06-2007, 00:00:04 Nadine Capitaine Chevalier Eon Espion Femme Homme Louis XVI Marie-Antoinette Mystère Roi Secret
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